Correspondances de Cobra – Cahier II : Le Doute

15 juin 2025

Par Cobra

“Je doute comme d’autres respirent.
Sans effort. Sans y penser.
Et parfois… sans pouvoir s’en empêcher.”


Pensée griffonnée sur une nappe de café oublié :

“Je n’ai jamais été certain.
Seulement convaincu avec élégance.”


Note retrouvée sur un miroir fendu :

“Le doute n’est pas une faiblesse.
C’est une lucidité qui n’a pas encore choisi son camp.”


Extrait du journal de veille :

“Je doute le soir.
Je survis le jour.
Et entre les deux… je fais semblant d’être solide.”


Lettre intérieure, adressée à personne :

“Chaque fois que je m’apprête à croire,
mon doute se lève, poli,
et me demande s’il peut rester un peu encore.”


“Le doute ne crie jamais.
Il murmure.
Et c’est souvent ce qui fait le plus de bruit.”


Fragment de rêve :

“J’ai rencontré un homme sans doute.
Il brillait d’arrogance,
mais il ne voyait plus rien.”


Sentence retrouvée sur un pan de mur dans le Dôme :

“Quand tu ne doutes plus, ce n’est pas que tu as compris.
C’est que tu as arrêté d’interroger.”


Confession presque murmurée :

“J’ai douté de moi si souvent
que j’ai fini par devenir celui que le doute sculptait.”


Annotation en bas de page :

“Le doute m’a sauvé des certitudes.
Mais il m’a aussi volé des instants que j’aurais pu vivre en aveugle heureux.”


Et au dos du dernier feuillet, juste ceci :

“Je doute. Donc j’écoute encore.”

— C.